La poulette qui en savait trop

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« La poulette qui en savait trop », cela pourrait ressembler au titre d’un polar, voire d’un thriller. Pourtant, la couverture donne déjà le ton : « C’est moi la poulette qui en savait trop hein, Papa ? », « Ca se pourrait. Maintenant, laisse-moi raconter ! ». Nous sommes en plein dans la relation entre une poulette que l’on devine bien excitée et un papa qui tente de lui raconter une histoire.
C’est l’heure du coucher pour la poulette et le rituel de l’histoire du soir s’annonce. Le papa met tout de suite les choses au clair : il raconte une histoire, mais sa petite poule rouge est priée de ne pas l’interrompre. Dès la première histoire, la tentation est trop forte. La petite poule rouge ne peut pas laisser entrer Hansel et Gretel dans la maison de la sorcière. Elle est obligée d’intervenir. C’est aussi difficile pour elle d’être uniquement dans l’écoute lorsque son papa commence à lire l’histoire du Petit chaperon rouge. Là encore, son intervention met fin à l’histoire. Pour finir, c’est elle qui va prendre en main « l’histoire du soir », et elle va s’avérer bien plus forte que son papa en matière de temps calme et d’endormissement.
Si l’histoire n’est pas d’une originalité folle, elle est relevée par une illustration à la fois très dynamique (de type cartoon) et un brin vieillotte (décors très classiques, etc.). La typographie soignée passe du texte linéaire pour le cœur du récit à la bulle de bande dessinée pour les interventions intempestives de la poulette. Cela rajoute au dynamisme de l’album. Mais ce qui domine dans ce livre, c’est bien sûr la tendresse des rapports entre le père et la fille, avec une chute tellement savoureuse!
A partager avec les enfants à partir de 4 ans, après un brossage de bec en bonne et due forme ! (Guilaine)